iceberg vector shape
In the news

Le gouvernement du Canada met sur pied un groupe de travail sur la science des phoques de l’Atlantique

14 July 2020
Récolte des phoques

Communiqué de presse de Pêches et Océans Canada

Député Hutchings, ministre Wilkinson et Glenn Blackwood, vice-président du Memorial University for the Fisheries and Marine Institute

Le 14 août 2019

Ottawa, Ontario — La gestion durable des pêches canadiennes est importante pour les pêcheurs dont les moyens de subsistance dépendent de l’océan. Le ministère des Pêches et Océans Canada (MPO) veille à ce que les meilleures données scientifiques disponibles soient prises en compte lors de la prise de décisions relative à la gestion des phoques. Cependant, les pêcheurs font régulièrement part au MPO de leurs préoccupations au sujet de la relation entre les phoques et les populations de poissons. À l’écoute de ces préoccupations, le MPO a pris des mesures pour répondre à ces inquiétudes qui concernent non seulement Terre-Neuve-et-Labrador, mais aussi toutes les côtes du Canada Atlantique et du Québec.

Aujourd’hui, le ministre des Pêches, des Océans et de la Garde côtière canadienne, l’honorable Jonathan Wilkinson, a annoncé la création d’un groupe de travail sur la science des phoques de l’Atlantique. Ce groupe vient compléter les activités qui ont été récemment annoncées en Colombie-Britannique pour évaluer les preuves scientifiques relatives à la dynamique des populations de phoques et de lions de mer et à leur impact sur les populations de poissons.

Le groupe de travail sera coprésidé par un représentant du MPO et Glenn Blackwood, vice-président du Memorial University for the Fisheries and Marine Institute. Le groupe de travail travaillera sur les points suivants :

  • Établir des priorités pour le programme sur la science des phoques de l’Atlantique
  • Examiner l’application des avancées technologiques pour la recherche sur les phoques
  • Accroître la participation de l’industrie de la pêche aux projets scientifiques sur les phoques
  • Donner des conseils sur la façon dont le MPO pourrait mieux communiquer ses découvertes scientifiques à l’industrie de la pêche

Le groupe de travail se composera de six à dix membres issus de l’industrie de la pêche et de groupes de parties prenantes, il disposera d’une large expertise et d’une grande expérience dans le domaine des pêches de l’Atlantique, et il sera invité à siéger pour une durée maximale d’un an.  Le Ministère devrait finaliser la liste des participants au cours des prochaines semaines. Des renseignements sur la manière dont le public pourra s’impliquer seront alors disponibles.

Cette nouvelle initiative permettra de s’assurer que les meilleures données scientifiques disponibles sont prises en compte dans les décisions concernant la gestion des phoques et des lions de mer, dans le but de maintenir des écosystèmes aquatiques sains et productifs.

Citations

« Il est important d’écouter différents points de vue pour s’assurer que nous prenons des décisions éclairées dans le cadre de notre travail. J’ai entendu les préoccupations de l’industrie et de parties prenantes concernant la prédation des phoques sur les stocks de poissons pêchés à des fins commerciales dans l’est du Canada. C’est pourquoi j’ai créé un groupe de travail. J’ai hâte d’entendre le point de vue de ses membres sur la façon dont nous pouvons collaborer et mieux communiquer les données scientifiques. »

L’honorable Jonathan Wilkinson, ministre des Pêches, des Océans et de la Garde côtière canadienne

« L’annonce d’aujourd’hui marque le début d’une initiative extrêmement importante pour les pêcheurs et les parties prenantes qui vivent à Terre-Neuve-et-Labrador. Ce nouveau groupe de travail nous permettra de mieux comprendre les complexités des diverses espèces de phoques et leur relation avec nos stocks de poissons. Je suis ravie que les pêcheurs qui vivent ici, dans les monts Long Range, aient l’occasion de donner leur avis et de transmettre des données scientifiques directement au ministre des Pêches et des Océans. S’assurer qu’une diversité d’opinion soit représentée au sein de ce débat contribuera à renforcer la prise de décision et, en fin de compte, nous aidera à trouver des solutions pour reconstituer et rétablir les stocks de poissons. »

Gudie Hutchings, députée représentant les monts Long Range

Un peu de contexte

  • Une importante population de phoques du Groenland vit le long de la côte atlantique du Canada. Les scientifiques s’accordent sur le fait que la population de phoques du Groenland a augmenté de façon spectaculaire au cours des dernières décennies.
  • Au début des années 1970, on estimait que cette population était de deux millions d’animaux. Depuis 10 ans, la population s’est stabilisée autour de sept millions et demi de phoques.
  • Cet automne, le ministère des Pêches et des Océans devrait obtenir les résultats du dernier recensement, qui a été mené en 2017. Les résultats de ces travaux nous fourniront une estimation plus à jour de la taille actuelle de la population de phoques.
  • Les phoques du Groenland se nourrissent de différents poissons comme le capelan, la morue, le hareng, le chabot, le flétan du Groenland, le sébaste et la plie. Ils consomment également des crustacés tels que des amphipodes, du krill et des crevettes.
  • D’après l’industrie de la pêche, les phoques gris, qu’on retrouve au large des côtes du Québec et du Canada atlantique, ont également des répercussions négatives sur les stocks de poissons. Des études scientifiques menées par le MPO ont conclu que la prédation par les phoques gris est le facteur qui contribue le plus à l’augmentation de la mortalité chez les grandes morues du sud du golfe du Saint-Laurent.

Liens associés

Contacts

Jocelyn Lubczuk
Secrétaire de presse
Bureau de la ministre des Pêches, des Océans et de la Garde côtière canadienne
343-548-7863
Jocelyn.lubczuk@dfo-mpo.gc.ca

Relations avec les médias
Pêches et Océans Canada
613-990-7537
Media.xncr@dfo-mpo.gc.ca

Références